Qu'est-ce
qu'un accord de méthode ?
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L'accord de méthode a été
utilisé lors du dernier plan social.
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L'accord de méthode permet d'accélérer
les procédures de consultation du comité
d'entreprise sans diminuer ses prérogatives, du moins sur le
papier. En gros la discussion se passe en négociation entre
la direction et les syndicats, et les CE deviennent des chambres
d'enregistrement. Il donne un plus grand poids aux organisations
syndicales versus les comités d'entreprises. Sans accord de
méthode, ce sont les Comités d'Entreprise qui
sont en première ligne pour discuter des motivations
économiques et des conditions de départ
(critères de priorité, reclassements,
indemnités).
La
Direction proposerait de négocier la restructuration au
travers de 2 accords de méthode.
Bien
que dans cette procédure le role de la CGT soit plus
important car nous avons peu ou pas d'élus aux C.E., nous
pensons que cette fois l'accord de méthode est dangereux
pour les salariés. Autant il pouvait se justifier il y a
deux ans car il y avait beaucoup de sujets complexes à
traiter (harmonisation des statuts sociaux, plan de restructuration,
PSE) autant aujourd'hui nous sommes dans la situation beaucoup plus
simple d'un plan de licenciement massif d'une
société très profitable. La loi a
donné beaucoup de prérogatives aux institutions
du personnel pour être efficace durant le processus de
consultation, à nous de les utiliser intelligement.
Il
serait dommage de se priver de tous les leviers qu'ont les C.E. pour
mener leur mission, surtout que la Direction veut en profiter pour
remettre en cause de nombreux avantages sociaux (accord de
réduction du temps de travail, taux de cotisation de
l'entreprise au comité d'entreprise...). La
renégociation de ses accords n'ayant rien à voir
avec le plan de restructuration nous ne voulons pas que les acquis
sociaux servent de monnaie d'échange pour faire passer la
pilule des suppressions d'emploi. Nous ne voulons pas non plus de ces
négociations "marathon" dans un hôtel parisien
où les "négociateurs" restent isolés
des salariés sans pouvoir les tenir au courant de
l'avancement de ces négociations et recueillir leur
réactions.