GROUPE HEWLETT-PACKARD : ANDRE GERIN S’ADRESSE A THIERRY BRETON
Je vous prie de trouver ci-joint, le courrier de André
Gerin adressé à Thierry Breton, Ministre de
l’Economie, des Finances et de l’Industrie concernant la
décision dictatoriale du groupe Hewlett‑Packard de supprimer 1
240 emplois en France.
Très cordialement.
Monsieur le Ministre,
Je demande solennellement au
gouvernement de bloquer la décision dictatoriale du groupe
Hewlett-Packard.
Le gouvernement doit
s’opposer à cette décision inique.
L’État doit maintenir les activités industrielles
sur l’Isle d’Abeau et confirmer sa volonté de faire
de Minalogic Grenoble-Isère, un pôle de
compétitivité mondial.
Il faut une intervention directe
de l’État dans les choix stratégiques du groupe HP
avec une intervention politique, économique et financière
à la hauteur de celle prise pour Alstom afin
d’empêcher cette nouvelle saignée industrielle et
mettre HP en demeure d’abandonner son projet d’implantation
d’activités en Inde.
Après les groupes Alcatel
et IBM, Hewlett-Packard veut mutiler sa présence en France et en
Europe pour se délocaliser dans des zones de non-droit,
véritables goulags du travail. Au nom de la
compétitivité, ces grands groupes n’hésitent
pas à faire des profits au détriment de la condition
humaine et appliquent un pétainisme industriel mortel pour
l’emploi et la France.
Je demande au gouvernement de
s’opposer à ce monopoly de la finance, pour
répondre à la proposition du Premier ministre de se
battre pour un patriotisme économique.
39, rue de Bercy
75012 PARIS
L’informatique et
l’électronique en France et en Europe, sont livrées
au dépeçage, sous l’emprise de la dictature du
moindre coût.
C’est un coup terrible
porté à l’emploi, à la filière
informatique et électronique, à l’industrie de
notre pays. Il y a danger de retour à la préhistoire de
l’industrie.
1 240 emplois seraient
supprimés en France dont plusieurs centaines dans
l’agglomération grenobloise.
La direction a
décidé une baisse des effectifs de 26 % pour
l’ensemble de ses sites français. Ce chiffre imposé
à la filiale française est injustifié et
inacceptable.
En effet, les profits
annoncés par le groupe Hewlett-Packard le prouvent. Ils
représentent 3,5 milliards de dollars par an. Pour le
troisième trimestre de l’année 2005, ils atteignent
1 milliard de dollars. La trésorerie s’élève
à 14,5 milliards de dollars. Le chiffre d’affaires par
salarié et par an , en France, est de 1,7 million
d’euros contre seulement 0,5 million d’euros en moyenne
dans le groupe.
Les salariés, le pays,
attendent de ce gouvernement, qu’il défende, dans les plus
brefs délais, les intérêts de la France.
Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l'expression de
ma haute considération.