Appel intersyndical au débrayage le 8 septembre

500, 1000, 1200 qui dit mieux ? Le plan de restructuration décrypté

 

Depuis quelques jours, le nombre des suppressions de postes dans la filiale française accapare l'attention de tous.

 

D’après Patrick Starck les négociations démarreront après le 9 décembre pour éviter le risque juridique de devoir reconduire les conditions du plan social précédent....

Par ailleurs, il se répand dans les médias pour annoncer qu’il va proposer un accord de méthode et qu’il prévoit les premiers départs pour mars 2006.

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De communiqué de presse en réunion de présentation des résultats, pour la direction, toutes les occasions sont bonnes pour distiller des informations sur la prochaine vague de licenciements - sans être trop précise pour minimiser les risques de délit d'entrave, elle continue comme elle l’a fait tout l’été à savamment orchestrer  les fuites, les vraies et les fausses rumeurs - la Direction entretien un climat de peur et de crainte en espérant annihiler toutes les réactions des salariés. La direction espère surtout qu’en déplaçant le débat sur ce terrain « Quel est le bon chiffre ? » et non sur le fond du problème elle pourra gérer ce plan comme les précédents.

 

La priorité absolue de la direction est d’éviter le débat sur les justifications économiques (car il n’y a aucune justification tellement les résultats sont exceptionnels). C’est pourquoi notre PDG s’empresse de dire qu’il traitera les salariés à licencier avec dignité lorsqu’on lui pose des questions sur la raison qui motive ces licenciements.
Pour nous la direction nous rendrait notre dignité :

-          si elle reconnaissait le travail accompli par chacun depuis la fusion pour faire tourner la boite, dans des conditions bien souvent difficile pour la plupart.

-          si elle reconnaissait ce travail en augmentant les salaires de chacun.

-          si elle arrêtait de taper sur les 35h et reconnaissait la très forte productivité des salariés du groupe HP en France.

 

Bien sûr le nombre d’emplois supprimés n’est pas neutre, plus il sera élevé et plus le risque de licenciement sec augmentera. Mais quel que soit le nombre de poste supprimés celui-ci sera toujours trop important vis-à-vis des très bons résultats de l’entreprise. 

Selon la CGT, nous sommes tous responsables collectivement de l’avenir de notre entreprise. C’est pourquoi les salariés ont le devoir de se mobiliser avec force contre les décisions stratégiques de la direction lorsque ces décisions mettent en péril l’avenir de l’entreprise. 

Nous constatons qu’aujourd’hui au lieu de développer des activités nouvelles dans nos centres industriels, la direction délocalise nos activités et tente de faire croire que nous coûtons trop cher et qu’il faut se résigner à laisser partir nos emplois à moins que nous acceptions qu’elle rogne une fois encore nos conditions de travail - soit disant selon elle, nous avons trop d’avantages …

 

Quand on nous dit qu’il faut regarder à moyen et long terme et non les résultats du trimestre pour apprécier la santé de l’entreprise on se moque de nous. Les sommes investies dans le rachat d’actions sur l’année qui vient de s’écouler représentent environ 30 000$ par salarié dans le monde. C’est une somme colossale réinvesti pour le plus grand profit des actionnaires.

 

Si il y avait vraiment une politique industrielle et non financière dans cette entreprise on ne serait pas obligé de supprimer 14500 emplois pour préparer l’avenir.

 

Beaucoup de salariés partagent cette analyse mais se demandent si nous pouvons changer le cours des choses depuis la France. Si nous ne livrons pas ce combat ici et maintenant alors, non seulement la bataille d’aujourd’hui sera perdue mais, les salariés qui resteront seront encore moins nombreux et toujours plus résignés et nous serons encore perdants la prochaine fois. Nous ne sommes pas là pour dire que ce combat sera facile à mener mais pour dire qu’il y va de notre avenir. Car même si tous les licenciés sont « volontaires », ce plan sera une catastrophe pour l’avenir de l’entreprise et de ces salariés.

 

Nous avons des outils de résistance, ce sont en premier lieu les syndicats, renforcez leur rôle en vous syndiquant (à la CGT de préférence :-), ensuite les institutions représentatives du personnel (IRP) qui ont de par la Loi un pouvoir très important et surtout votre mobilisation.

 

Les 8 et 9 septembre un comité européen a lieu il peut être l’occasion de fédérer les actions des grands pays (Allemagne, Italie, Espagne…).

 

Tous les syndicats se sont déclarés prêts à travailler en intersyndicale, ce qui ne sera peut être pas chose facile car nous n’avons pas tous les mêmes approches. Nous pensons à la CGT que l’heure est trop grave pour se laisser aller à des querelles de chapelle inutiles et stériles et qu’il faut vraiment nous unir si nous voulons réussir.

 

Nous allons proposer de tenir des A ssemblées G énérales  très prochainement, participez-y massivement comme vous avez participé aux coffee-talks. Soyez prêt à vous mobiliser !

 

Résumé de  la position de la CGT

 

  1. donner la priorité à la défense de l'emploi avant tout (refus des licenciements quelque soit le chiffre)

 

  1. informer et écouter les salariés importance de l'information et du retour des salariés

 

  1. refuser le recours à l'accord de méthode (respect des prérogatives des Institutions Représentatives du Personnel) le comité de groupe devant faire respecter l'égalité de traitement entre les 2 sociétés
  1. s'intéresser au sort de ceux qui restent, nous restons responsables de la viabilité future de l'entreprise
 

Quelles sont les futures étapes :

Au niveau de l'Europe une réunion du comité d'entreprise européen  aura lieu les 8 et 9 septembre avec communication du nombre de suppressions par pays.

L'information ne devrait pas être détaillée par société (HPF / HPCCF) ni par division.

Il faudra ensuite attendre la tenue des réunions du comité de groupe (HP/HP-CCF - la CGT a un élu et un représentant syndical dans cette structure) et des Comités d'Entreprise des deux sociétés (il y a un C.E. pour HPCCF et un autre pour HPF - la CGT est représentée dans les deux instances).