500, 1000, 1200 qui dit mieux ? Le plan de restructuration décrypté
Depuis
quelques jours, le nombre des suppressions de postes dans la filiale
française accapare l'attention de tous.
D’après Patrick Starck les négociations démarreront après le 9 décembre pour éviter le risque juridique de devoir reconduire les conditions du plan social précédent....
Par ailleurs, il se répand dans les médias pour annoncer qu’il va proposer un accord de méthode et qu’il prévoit les premiers départs pour mars 2006.
...
De
communiqué de presse en réunion de
présentation
des résultats, pour la direction, toutes les occasions sont
bonnes pour distiller des informations sur la prochaine vague de
licenciements - sans être trop précise pour
minimiser les
risques de délit d'entrave, elle continue comme elle
l’a
fait tout l’été à savamment
orchestrer
les fuites, les vraies
et les fausses rumeurs - la
Direction entretient
un
climat de peur et de crainte en espérant annihiler toutes
les
réactions des salariés. La direction
espère
surtout qu’en déplaçant le
débat sur ce
terrain « Quel est le bon
chiffre ? » et non
sur le fond du problème elle pourra gérer ce plan
comme
les précédents.
La
priorité absolue de la direction est
d’éviter le
débat sur les justifications économiques (car il
n’y a aucune justification tellement les résultats
sont
exceptionnels). C’est pourquoi notre PDG s’empresse
de dire
qu’il traitera les salariés à licencier
avec dignité
lorsqu’on lui pose des questions sur
la raison qui motive ces licenciements.
Pour nous la direction nous rendrait notre dignité :
-
si
elle
reconnaissait le travail accompli par chacun depuis la fusion pour
faire tourner la boite, dans des conditions bien souvent difficile pour
la plupart.
-
si
elle
reconnaissait ce travail en augmentant les salaires de chacun.
-
si
elle
arrêtait de taper sur les 35h et reconnaissait la
très
forte productivité des salariés du groupe HP en
France.
Bien sûr le nombre d’emplois supprimés n’est pas neutre, plus il sera élevé et plus le risque de licenciement sec augmentera. Mais quel que soit le nombre de postes supprimés celui-ci sera toujours trop important vis-à-vis des très bons résultats de l’entreprise.
Selon la CGT, nous sommes tous responsables collectivement de l’avenir de notre entreprise. C’est pourquoi les salariés ont le devoir de se mobiliser avec force contre les décisions stratégiques de la direction lorsque ces décisions mettent en péril l’avenir de l’entreprise.
Nous
constatons qu’aujourd’hui au lieu de
développer des
activités nouvelles dans nos centres industriels, la
direction
délocalise nos activités et tente de faire croire
que
nous coûtons trop cher et qu’il faut se
résigner
à laisser partir nos emplois à moins que nous
acceptions
qu’elle rogne une fois encore nos conditions de travail -
soit
disant selon elle, nous avons trop d’avantages …
Quand
on nous dit qu’il faut regarder à moyen et long
terme et
non les résultats du trimestre pour apprécier la
santé de l’entreprise on se moque de nous. Les
sommes
investies dans le rachat d’actions sur
l’année qui
vient de s’écouler représentent environ
30 000$ par
salarié dans le monde. C’est une somme colossale
réinvestie
pour le
plus grand profit des actionnaires.
Si
il y avait vraiment une politique industrielle et non
financière
dans cette entreprise on ne serait pas obligé de supprimer
14500
emplois pour préparer l’avenir.
Beaucoup
de salariés partagent cette analyse mais se demandent si
nous
pouvons changer le cours des choses depuis la France. Si nous ne
livrons pas ce combat ici et maintenant alors, non seulement la
bataille d’aujourd’hui sera perdue mais, les
salariés qui resteront seront encore moins nombreux et
toujours
plus résignés et nous serons encore perdants la
prochaine
fois. Nous ne sommes pas là pour dire que ce combat sera
facile
à mener mais pour dire qu’il y va de notre avenir.
Car
même si tous les licenciés sont
« volontaires », ce plan sera une
catastrophe
pour l’avenir de l’entreprise et de ces
salariés.
Nous
avons des
outils de résistance, ce sont en premier lieu les syndicats,
renforcez leur rôle en vous syndiquant (à la CGT
de
préférence :-),
ensuite
les institutions représentatives du personnel (IRP) qui ont
de
par la
Loi un pouvoir très important et surtout
votre mobilisation.
Les
8 et 9 septembre un comité
européen a lieu il
peut être l’occasion de
fédérer les actions des grands pays (Allemagne,
Italie,
Espagne…).
Tous
les syndicats se sont déclarés prêts
à
travailler en intersyndicale, ce qui ne sera peut être pas
chose
facile car nous n’avons pas tous les mêmes
approches. Nous
pensons à la CGT que l’heure est trop grave pour
se
laisser aller à des querelles de chapelle inutiles et
stériles et qu’il faut vraiment nous unir si nous
voulons
réussir.
Nous
allons proposer de tenir des A ssemblées G énérales
très prochainement, participez-y massivement comme vous avez
participé aux coffee-talks. Soyez prêt
à vous
mobiliser !
Résumé
de
la position de la CGT
Au
niveau de l'Europe une réunion du comité
d'entreprise
européen
aura lieu les 8 et 9 septembre avec
communication du nombre de suppressions par pays.
L'information
ne devrait pas être détaillée par
société (HPF / HPCCF) ni par division.
Il faudra ensuite attendre la tenue des réunions du comité de groupe (HP/HP-CCF - la CGT a un élu et un représentant syndical dans cette structure) et des Comités d'Entreprise des deux sociétés (il y a un C.E. pour HPCCF et un autre pour HPF - la CGT est représentée dans les deux instances).