|
Votez en nous envoyant un mail: |
Vous avez maintenant connaissance des propositions de la Direction.
La CGT a rapidement exposé ses positions sur le blog de la CFTC à l'issue de la réunin du 3 novembre dernier (> Lire) mais souhaite revenir sur l'accord proposé.
Avons-nous
eu des réponses
positives aux demandes
posées par l’intersyndicale?
Chaque
syndicat doit
donner une réponse
le mercredi 9 novembre.
A la CGT
nous voulons connaître votre
avis avant de donner notre réponse.
Nous vous
proposons deux pistes de réflexions
pour vous faire votre opinion.
1) regarder
le cadre dans lequel
nous débattons :
Nous
pensons que nous sommes dans un piège et
il nous faut en sortir, si possible ensemble. En effet le
débat se situe sur le
nombre d’emplois à supprimer alors même
que nous ne connaissons pas le
périmètre de la restructuration. A savoir quelles
sont les missions que la
direction prévoit de supprimer, quels objectifs seraient
enlevés à la France,
quelles conséquences en terme de baisse de charge ?
Est-il raisonnable,
à ce stade, de discuter tel un
marchand de tapis sur le nombre d’emplois à
supprimer ou pas ?
Comment
imaginer que la direction ne
connaisse pas ce qu’elle prévoit de
« transférer » ?
Notre
proposition : ne pas négocier le
niveau d’emploi à supprimer tant que nous
n’avons pas ces
données, que la Direction a d’ailleurs
l’obligation
légale de fournir dans le « livre
IV ».
2) regarder
les conséquences des
propositions de la direction.
Pour ceux
qui resteront chez
HP :
- Au sortir
du Plan l’entreprise sera-t-elle
économiquement viable et pérenne ?
-
Serons-nous à l’abri d’un nouveau plan
de
licenciement ? et pour combien de temps ?
L’analyse
CGT :
Les
suppressions de postes désorganiseront
l’entreprise pour longtemps, les
salariés ne pourront toujours pas exercer leurs missions
efficacement. Les
résultats risquent de s’en ressentir et seront la
justification d’un prochain
plan social. La Direction en est sans doute aussi consciente que nous
puisqu’elle refuse une garantie de l’emploi sur 3
ans. Sur la création des
nouveaux emplois nous restons dubitatif. Pour la direction, une
cinquantaine d’emplois c’est
déjà une
grosse création !
-
La remise en cause des 35 heures pour
les cadres est elle la bonne solution ?
L’analyse
CGT :
La direction
nous demande « un effort de
solidarité » entre salariés
(sic). De qui
se moque- t- on ? et vous êtes-vous
prêts à travailler dans les
mêmes conditions, voire aggravées, 12 jours de
plus par an ?
-
Seront-ils tous vraiment volontaires ?
- Ne
vont-ils pas se retrouver plus tard au
chômage ?
L’analyse
CGT :
Là aussi pas
d’engagement ferme pour ne pas faire de
désignation. Les
conditions seraient
équivalentes au PSE de 2003
(hors Plan de Départ Anticipé)
HP
est donc prêt à donner beaucoup d’argent
pour « acheter » les
licenciements (rappel 25% des volontaires de
2003 sont au chômage ou en situation
précaire !).
Aussi, nous faisons la proposition suivante : qu’HP
investisse massivement
pour la création de nouveaux emplois (internes ou externes)
et que les
volontaires quittent HP dès qu’ils ont un poste
équivalent à l’extérieur
avec
garantie de retour sur 3 ans si ça se passe mal. Bien
sûr en attendant, pas de
désignation. Voila une attitude qui serait vraiment
citoyenne.
Un
emploi détruit => un emploi
créé (en
interne ou en externe).
Faut il rentrer en
négociation ?
En
réalité il s’agit d’un accord
de méthode
déguisé pour sécuriser un calendrier
de consultation
des Comités
d’Entreprise en restreignant les
sujets à négocier et les délais pour
le faire.
Dès
la signature de cet accord de méthode la
direction dira que les choses rentrent dans l’ordre, que les
partenaires
sociaux travaillent
et qu’il
n’y a plus
rien à voir.
Vous
l’avez compris nous
sommes plutôt pour ne pas signer en
l’état et nous pensons que si les salariés
nous suivent sur ce terrain la
direction sera obligée d’apporter des garanties
supplémentaires.
Dans l’état actuel du protocole, nous pensons préférable d’aller vers une procédure classique de consultation des CE. Elle offre plus de droits pour intervenir sur le contenu de la restructuration, si on veut bien les utiliser, ce que l’accord de méthode nous empêchera de mettre en œuvre.
NOUS
VOULONS DE VRAIES NEGOCIATIONS.