Lettre d'information de la CGT HP
1er décembre 2005
Négociation ARTT (suite)
Lundi 28 novembre la
deuxième séance de négociation s’est
déroulée à l’Isle d’Abeau.
La Direction a
tenté de montrer en quoi sa proposition était meilleure
que l’accord conventionnel de branche.
 |
En fait elle
n’est supérieure que sur le point de la compensation temporaire
proposée pour perte des 12 jours choisis. Sur les autres
avantages (jours de fractionnement, ancienneté etc..) elle est
conforme à la législation ni plus ni moins. Ce qui fait dire
à la Direction soit vous acceptez mon offre et vous gagnez la
compensation temporaire soit vous ne l’acceptez pas et de toute
façon on appliquera l’accord conventionnel et vous perdrez
cette compensation. Ce serait vraiment idiot !
Expliqué ainsi
il n’ y a plus qu’à signer tout de suite
puisqu’il n’ y aurait qu’avantage à le faire
|
On peut même se poser la
question, « pourquoi la Direction tient elle à un
accord » puisqu’elle pourrait appliquer quelque chose
de plus intéressant pour elle tout à fait
légalement ?
En fait, la réponse
est simple: elle a besoin
d’un accord d’entreprise même pour appliquer
l’accord de branche.
En effet, l’accord de branche
définit les catégories de
cadres autonomes ainsi :
« le
salarié doit disposer, soit en application d’une
disposition spécifique de son contrat de travail, soit en raison
des conditions d’exercice de sa fonction, d’une autonomie
dans l’organisation journalière de son emploi du
temps»
Comme la
majorité des cadres HP ne sont pas vraiment autonomes au sens de
la définition ci-dessus, la direction a besoin d’un accord
qui liste les services concernés de façon à ne pas
avoir des procédures massives de demande de requalification en
cadre horaire.
La Direction a donc
besoin de cet accord d’entreprise !
Vos syndicats ont la
possibilité de dire non à ce chantage et obtenir de
nouvelles garanties.
Aidez-les
à tenir bon ! Faites vous entendre !
Pour le moment
c’est plutôt bien engagé car tous les syndicats se
sont regroupés derrière une plateforme commune dont les
points principaux sont les suivants :
-
216 jours
travaillés hors jours de fractionnement et
d’ancienneté (Jours de fractionnement et
d’ancienneté à déduire)
-
Compensation
des jours perdus par 5% d’augmentation salariale
-
Définition
précise du périmètre des cadres au forfait jour
vs. Mode horaire
-
Temps de
travail effectif borné par une:
-
amplitude
journalière maximale de 10h,
-
amplitude
hebdomadaire maximale de 44h
-
Ces
durées sont maximales et ne doivent en aucun cas être
considérées comme des durées normales de travail
Ces 4 revendications sont
indissociables (pas négociables séparément).
Viennent ensuite des
points supplémentaires sur le compte épargne temps ou le
mode de gestion des jours de repos.
Donnez nous votre
avis sur cette plateforme. Participez au débat !
Négociations
Annuelles Obligatoires
Planning
des négociations
2 réunions ont
eu lieu:
le 12 octobre
pour se mettre d'accord sur les statistiques que la Direction fournit
aux organisations syndicales
le 29 novembre
devait être la première vraie réunion de
négociations, au cours de laquelle :
- chaque organisation syndicale pose des questions sur les
chiffres présentés et
- la direction présente ses propositions
- chaque organisation syndicale présente ses
revendications et les discute => cette troisième
étape n'a pas eu lieu, la réunion ayant été
interrompue à 16h suite à un téléscopage de
réunions sociales. La Direction, soucieuse de battre le fer tant
qu'il est chaud, gère mal son calendrier !
Propositions de la
direction
1,5% d'augmentations
individuelles sur la base d'une grille de notations restreinte (K, P,
I, N). Résultat : les 3/4 des gens n'auront aucune augmentation,
et ceux qui en auront une ne s'estimeront pas mieux lotis tant les
fourchettes sont basses.
Aucun effort
particulier sur la réduction des inégalités de
salaires, on nous promet une réduction des
inégalités de salaires hommes/femmes en 2 ans tout en
nous disant que la démonstration de la recette choisie reste
à présenter ultérieurement.
Analyse de la CGT
Persistance des
inégalités constatées l'an dernier :
- les non-cadres ont été augmentés de
2,86% alors que les cadres l'ont été de 4,46%. La
Direction nous répond que cett discrimination est moins forte
que l'an dernier, mais qu'en effet c'est une anomalie, le mode
d'évaluation devrait conduire en théorie à des
pourcentages d'augmentations égaux quelque soit la
catégorie.
- inégalités Hommes Femmes : les salaires
moyens des femmes restent inférieurs de 41% à ceux des
hommes (à temps de travail égal), sur HP-CCF et 31% sur
HPF. Cette inégalité est constatée même sur
les nouvelles embauches (33% de différence). D'une part les
femmes sont moins représentées dans les postes à
responsabilité (et donc à forte
rémunération) d'autre part, même à
coefficient égal et à ancienneté HP égale,
des écarts importants subsistent, par exemple les PIII A chez
HPCCF (ancienneté de 11,13 années pour les femmes et de
11,15 années pour les hommes, le salaires moyens des 443 femmes
est de 48955 euros alors qu’il est de 55800 pour les 974 hommes
de cette catégorie)
- inégalités pmHP pmCOMPAQ : les salaires
moyens des pmHP sont inférieurs à ceux des pmCPQ (12%
chez HPCCF). Par exemple, pour les tehniciens coefficient 305 chez HPF
(44 pmCPQ et 39 pmHP), le salaire moyen des pmCPQ est supérieur
de 7% alors que leur ancienneté est de 4 ans et demi
inférieur à celui des pmHP
Revendications
A –
Augmentations générales
- Une augmentation de salaire
générale en février 2006 de 8% minimum ( 2% rattrapage de
l’augmentation du pouvoir d’achat ; 2% pour les gains
de productivité ; 2% au titre du
rééquilibrage du partage de la valeur
ajoutée ; 2% pour l’amélioration de la
qualification)
- Le rattrapage du Cash Profit Sharing sur la base de
4,165% par an entre 2001 et 2005, et la reconnaissance d’un
minimum de 4,165% pour les années suivantes, sur la base de
l’usage.
La CGT HP a
porté une vingtaine de dossiers devant les prud’hommes
pour la reconnaissance de l’usage d’une prime CPS à
4,165% du salaire annuel, pour lesquels le rendu du jugement est
imminent.
- Une augmentation minimum
spécifique de 250 euros (mensuels) pour les ouvriers et
employés et de 200 euros (mensuels) pour les administratifs et
techniciens et 150 euros pour les cadres dont le coefficient est
inférieur ou égal à PIIIA afin de compenser les
écarts d’augmentations moyennes importants dont ces
populations ont été victimes lors des exercices de
révision des salaires de 2003, 2004 et 2005 – La C.G.T
dénonce les discriminations salariales dont sont victimes les
catégories socioprofessionnelles non cadre et cadre à un
coefficient inférieur ou égal à PIIIA lors des
exercices de révisions salariales 2003, 2004 et 2005.
- Table de correspondance bijective entre les cœfficients
convention collectives et les « job level ».
Actuellement la seule correspondance établie est
entre le grade HP M09 et le coefficient de la convention collective
PIII A.
B –
Augmentations individuelles
- L’engagement de la direction
à ce que dans les matrices d’augmentations, les valeurs
minimales soient des planchers solides et pas seulement des
recommandations.
L’an dernier,
de nombreuses personnes ont été moins augmentées
que le bas de la fourchette indiquée dans la matrice
d’augmentations diffusée par la Direction des Ressources
Humaines. En effet celle-ci n’ était
qu’indicative. Cela a été vrai même pour des
personnes dont le salaire est inférieur au minimum de la
boîte HP.
- Augmentations individuelles :
les augmentations moyennes effectives des populations concernées
doivent être supérieures ou égales à la
médiane de chaque case de la matrice.
- Augmentation individuelle
égale à l’augmentation moyenne pour les
salariés ne pouvant être évalués.
- l’ajustement immédiat
au salaire minimum de la boîte HP le mois suivant une promotion.
De nombreuses
personnes attendent plusieurs mois cette régularisation, et les
superviseurs qui ont accordé la promotion sont parfois les
premiers étonnés de ce délai alors qu’ils
croyaient que l’augmentation du salaire mensuel était
immédiat.
- l’ajustement du salaire
mensuel en tenant compte du minimum conventionnel de décembre
2005 dès le mois de février 2006
La Direction se base
sur le minimum conventionnel de l’année
précédente pour faire ses régularisations.
- Le CPB exclu des calculs de
régularisations annuelles
Les salariés
dont le salaire annuel est en dessous du minimum conventionnel ne
voient pas l’effet du CPB, puisque la Direction le déduit
de la régularisation annuelle à verser au salarié.
- Vraies augmentations de salaire
individuelles pour les 137 cadres HP-CCF dont le passage cadre a
été régularisé au coeff. 108
Les
salaries qui ont eu une augmentation de salaire du fait de leur
régularisation au minimum de la convention collective ont eu
moins d’augmentations individuelles que les autres… Leur
superviseur a dû considérer que ça suffisait pour
cette année ! Alors que la régularisation
était un dû !
- Passage
cadre en coeff 108 si coeff de départ 365 et plus (respect de la
convention collective non cadres)
C
- Primes
- L’égalité
de traitement des salariés de toutes les Divisions devant le CPB
- La
mise en place d’un treizième mois
D
– Discriminations salariales
- Sur
tous les coefficients où les écarts de salaire entre les
pm-HP et les pm-CPQ sont de plus de 5% en moyenne, mise en place
d’un budget de régularisation de 12.5
M€ pour élimination des différences en 2
ans.
- Un
budget spécifique de 6M€ pour rattraper,
à coefficient et ancienneté égaux, les
différences de salaires Hommes/femmes en 2 ans – le
salaire moyen des femmes reste inférieur de 41% sur HPCCF
à celui des hommes, sans aucun changement par rapport à
l’an dernier, et les différences subsistent à
coefficient égal.
- Etude
du mode de remplacement des femmes en congé maternité
- Compensation
de la perte de salaire des papas dont le salaire est supérieur
au plafond SS pendant le congé paternité
E
– Autres discriminations
- Pour
les recrutements internes, des descriptions de poste 80% FTE et plus,
pour éviter de pénaliser les personnes à temps
partiel.
- En
recrutement interne comme externe, emploi de CV anonymes (ni nom ni age
…).
- Stagiaires niveau
universitaire : définir une durée maximale de stage (par
stagiaire / sur un poste : délai de carence) et un
délai maximal après l’obtention du diplôme,
si le stagiaire n’est plus étudiant. Vérifier que
l’effectif stagiaires est minoritaire dans un service afin
d’assurer une bonne supervision du stagiaire. Le thème du
stage doit être cohérent avec la formation du stagiaire.
Progression de la rémunération pour les stages longs. Les
reconductions de stage doivent être soumises à
l’approbation du CE.
F
- PEE / Repas
- Contribution
patronale au PEE à 2300 euros annuel minimum et engagement de la
direction à participer à ce PEE à cette hauteur
minimale pour les 5 prochaines années.
- Contribution
plus importante de la direction aux repas des salariés :
mise en place d’un système permettant aux salariés
de pouvoir prendre le repas de leur choix (1 entrée, 1 plat et 1
désert) pour 1,5 Euros sur les sites disposant d’une
solution de restauration d’entreprise et une
réévaluation des tickets restaurant pour les
autres : d’une valeur nominale de 10 euros avec une
contribution de la direction de 7 euros et un coût de 3 euros
pour les salariés.
G
– Divers
- Création
d’un comité inter-entreprises entre HP et ses principaux
sous-traitants (logistique, SSII, restauration,
sécurité…)