Lettre d'information de la CGT HP09 janvier 2006
Pour la dernière
réunion de négociation sur l’ARTT Patrick Starck
avait fait le déplacement afin
d’obtenir un accord de principe sur sa dernière
proposition.
Suivant
les
principes de la vente à l’arrachée il a fallu
attendre 16h pour avoir la
proposition finale dont les principaux points sont les suivants :
Autant nous nous
félicitons d’avoir obtenu que les cadres PII ne soient
plus en forfait jour,
autant nous restons sur notre faim pour les autres. La très
grande majorité des
2323 cadres PIIIA ne sont pas vraiment autonomes.
Nous
n’avons pas
senti une réelle volonté de la direction de vouloir en
discuter sérieusement - quelques
requalification seraient possibles dans le cadre de la commission de
suivi mais
à dose homéopathique.
Plus grave est le refus
catégorique d’une compensation sous forme d’une
augmentation de salaire. Les
deux intersyndicales avaient repris cette revendication que les
salariés de
Grenoble avaient voté massivement avant Noël.
C’est
bien là que se
situe le problème de fond de toute cette histoire.
Notre
raisonnement
est simple comme dit le dicton populaire « toute
peine mérite salaire ! »
8
jours de plus de
travail doivent être compensé par une augmentation de
salaires équivalente.
La
prime n’est pas
la solution car après 2 ans c’est fini.
Ces
jours de RTT ont
été « financé » à
partir de 2000 par une modération salariale chez
les pmHP.
La
preuve c’est
qu’au moment de la fusion, ce fut une des explications
apportées pour expliquer
les 5% de différence salariale entre les pm HP et pmCOMPAQ.
D’ailleurs
Patrick
Starck lui-même nous avait dit qu’il envisageait de
« racheter » des
jours de RTT au pmHP . (Compaq était à 214 et HP à
205) avant de se raviser
afin d’obtenir un accord sur le plan de licenciements.
Il est
vrai
qu’aujourd’hui cela fait très tendance dans les
milieux patronaux de faire
travailler plus sans compensation. Si nous laissons faire la prochaine
étape ce
sera la baisse des salaires pour sauver des emplois !
Pour
certains les
dernières avancées sont à prendre car sinon
c’est l’accord de la métallurgie
qui va s’appliquer et en appliquant ce que propose la direction
nous gagnerions
2 jours (par rapport à 218) et une prime de 5% pendant 2 ans.
Nous
pensons que la
Direction a besoin d’un accord car il bloquerait toutes les
demandes de
requalification de contrat des PIIIA qui ne se considèrent pas
vraiment
autonomes. Autrement dit elle perdrait le bénéfice des 8
jours repris pour tous
ceux qui pourraient revenir en mode horaire.
Sinon, comment
expliquer la présence de Patrick Starck lors de cette
dernière réunion de
négociation.