Lettre d'information de la CGT HP17 mars 2006
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SAMEDI 18
MARS :
Manifestation nationale pour le retrait du CPE. Allez y avec vos enfants il en
va de leur avenir ! |
A lire les divers
comptes-rendus concernant les réunions d’accord de méthodes on pourrait dire :
« tout va bien, dormez sur vos deux oreilles, le plan va bien se passer, nous négocions de
main de maître pour vous ! »
Peut-on croire ces affirmations et même si cela était vrai pourra-t-on dire que le plan s’est bien passé ?
Avant de répondre à la question, il faut revenir aux origines de l’affaire et décrypter ce qui s’est passé.
Le 8 septembre,
l’annonce de 1240 suppressions de postes en France surprend tout le monde et
choque l’opinion publique.
C’est le débat sur
les délocalisations et le manque de citoyenneté dont font preuve nos
patrons.
C’est sûr, avec un
profit net d’un milliard de dollar par trimestre et des caisses suffisamment
pleines pour développer l’équivalent d’un Airbus A380, HP ne fait pas
pitié.
En France vous
vous êtes très massivement mobilisés derrière une intersyndicale qui exigeait,
rappelez vous : « Pas plus de 740 emplois
supprimés ! ».
Et là, la
direction a été assez habile (il faut le reconnaître), après avoir très
certainement majoré le chiffre des postes supprimés elle a proposé le troc du
siècle « les 35h contre 300
emplois ».
Le plus fort c’est
que cela a marché, tout le monde était content, le gouvernement qui ne rêve que
d’assouplissement, ceux qui ont cru qu’on avait échappé au pire et que
finalement 886(*) ce n’était pas si loin que ça des 740.
Et tous
d’oublier que nous avions à faire à des licenciements boursiers
complètement injustifiés et de passer au livre 3 (les mesures d’accompagnement)
en oubliant complètement le livre 4 (la justification économique des suppressions de
postes).
En avant donc pour
un accord de méthode (gros cadeau à la direction contre quelques avancées
qu’elle aurait finies de toute façon par lâcher en Comité d'Entreprise).
Le
bilan après plus de 3 mois de négociations :
-un PDA au rabais qui ne nous met
pas à l’abri d’éventuelles désignations chez les cadres
PIII.
-un rapt des 35h que les salariés
avaient financées au travers d’une modération
salariale
-ceinture au niveau des
augmentations (les salariés financent une partie du
PSE)
-pas d’engagement ferme de ne pas
procéder à des licenciements forcés.
Il serait grand
temps d’utiliser les prérogatives que nous offre la loi au travers des droits
des Comités d’Entreprise, histoire de mettre la pression sur
la direction qui bien sûr est pressée d’avoir leurs avis.
Et bien non, on en
redemande …. Une réunion d’échange de vue a eu lieu le 15 mars (donc avant la
première réunion du nouveau CE CCF) !
Le 13 mars, lors
de la réunion du comité de groupe consacrée à la présentation du rapport de
l’expert sur le livre 4, la direction n’a pas voulu communiquer le dit livre 4.
Le Comité de Groupe a refusé à l’unanimité
cette mascarade et a suspendu la réunion jusqu’à la communication du dit livre
4. La CGT partie prenante de cette décision s’en félicite, il était grand temps
de remettre les choses dans l’ordre.
Nous
nous interrogeons légitimement sur la stratégie de la direction quant à la
finalisation du livre 4. Attendait-elle
le rapport de l'expert pour faire un livre 4 inattaquable ?
Il faut plus que
jamais des CE combattifs pour remettre au centre du débat la préservation
de l’emploi.
Quand nous disons
cela ce n’est pas une simple formule rhétorique, il y va de la pérennité même de
HP en France. Ne lutter que sur les
conséquences du plan sans s’opposer efficacement aux suppressions d’emplois ne
sera pas suffisant pour préserver notre avenir.
Le rapport de
l’expert doit nous éclairer sur la nature de ce plan de destruction, il doit
nous proposer des solutions alternatives aux suppressions d’emplois. A nous de
nous en saisir en remettant les CE au centre du dispositif et en appelant les
salariés à se mobiliser pour soutenir leurs élus.
La CGT est
cohérente depuis le début sur ses objectifs, elle n’a pas oublié l’engagement de
faire baisser à 740 le chiffre de suppression de postes et qu’il n’y ait aucune désignation. Lors des prochaines élections,
donnez lui votre voix pour que cet objectif soit toujours
défendu !
Il est temps de donner les moyens à
la CGT d’intervenir efficacement dans les CE en votant pour ses candidats lors
des élections du 4 avril sur HPF.
(*)La différence
entre 940 et 886 ce sont les suppressions de tous les postes chez Triaton et
CFS, ces salariés apprécient grandement d’être devenus des quantités
négligeables. C’est sûr ils ne votent pas pour les
CE !
- site
de Grenoble : collège 1 (2 titulaires et 2 suppléants) - site
d'IDA : collège 1 (2 titulaires et 2 suppléants) - site
de Sophia : collège 1 (1 titulaire et 1 suppléant) - site
d'Issy : collège 1 (1 titulaire et 1 suppléant) et collège 2 (4 titulaires et 4
suppléants) - site
des Ulis : collège 1 (1 titulaire et 1 suppléant) et collège 2 (5 titulaires et
5 suppléants) -
agences : collège unique (1 titulaire et 1 suppléant)
Nos anciens collègues de
l’atelier de service
après-vente de Grenoble, à présent regroupés dans la société G2S, sont en pleine ambiance
de procédure de sauvegarde au
tribunal de commerce, avec de graves menaces sur
l'emploi. En effet, à l'automne, seulement 6
mois après la fin des obligations prévues dans le contrat de vente d'activité,
HP a rompu le contrat de sous-traitance qui le liait à
G2S. Cela doit nous rappeler que toutes
les cessions d’activité ( selon article
L122-12 du code
du travail ) faites par HP se sont traduites par de funestes
conséquences pour les employés concernés : SCI, SANMINA et
G2S.
Erratum :
Dans la Lettre d’information de la CGT datée du 8 mars 2006 et portant sur les
résultat de la consultation sur l'accord ARTT, nous avons écrit que le sondage
CFTC
avait donné 97% de Non contre 3% de OUI (en
réponse à la question faut-il signer l'accord ARTT). Les plus perspicaces auront rectifié d'eux-même : Le résultat du sondage CFTC avait
donné 93% de OUI contre 7% de Non. Merci à
nos lecteurs assidus qui ont très vite relevé l’erreur.