Les 940
emplois supprimés, qui s’en soucie maintenant ?
A lire les divers comptes-rendus concernant les réunions d’accord de méthodes on pourrait dire : « tout va bien, dormez sur vos deux oreilles, le plan va bien se passer, on négocie pour vous comme des dieux ! »
Peut-on croire ces affirmations et même si cela était vrai pourra-t-on dire que le plan s’est bien passé ?
Avant
de répondre à la question Il faut revenir aux origines de l’affaire et
décrypter ce qui s’est passé.
Le
8 septembre, l’annonce de 1240 suppressions de postes en France surprend tout
le monde et choque l’opinion publique.
C’est
le débat sur les délocalisations et le manque de citoyenneté dont font preuve
nos patrons.
C’est
sûr, avec un profit net d’un milliard de dollar par trimestre et des caisses
suffisamment pleines pour développer l’équivalent d’un Airbus A380, HP ne fait
pas pitié.
En
France vous vous êtes très massivement mobilisés derrière une intersyndicale
qui exigeait, rappelez vous : « Pas
plus de 740 emplois supprimés ! ».
Et
là, la direction a été assez habile (il faut le reconnaître), après avoir très
certainement majoré le chiffre des postes supprimés elle a proposé le troc du
siècle « les 35h contre 300 emplois ».
Le
plus fort c’est que cela a marché, tout le monde était content, le gouvernement
qui ne rêve que d’assouplissement, ceux qui ont cru qu’on avait échappé au pire
et que finalement 886(*) ce n’était pas si loin que ça des 740.
Et
tout le monde d’oublier que nous avions à faire à des licenciements boursiers
complètement injustifiés et de passer au livre 3 en oubliant complètement le
livre 4.
En
avant donc pour un accord de méthode (gros cadeau à la direction contre
quelques avancées qu’elle aurait finies de toute façon par lâcher en CE).
Le bilan après plus de 3 mois de
négociations :
-un PDA au rabais qui ne nous met
pas à l’abri d’éventuelles désignations chez les cadres PIII.
-un rapt des 35h que les salariés
avaient financées au travers d’une modération salariale
-ceinture au niveau des
augmentations (on finance une partie du PSE)
-pas d’engagement ferme de ne pas
procéder à des licenciements forcés.
Il serait grand temps d’utiliser les prérogatives que
nous offre la loi au travers des droits des comités d’entreprise, histoire de
mettre la pression sur la direction qui bien sûr est pressée d’avoir ses avis.
Et
bien non, on en redemande …. Une réunion d’échange de vue est encore prévue pour
le 15 mars !
Hier,
lors de la réunion du comité de groupe consacrée à la présentation du rapport
de l’expert sur le livre 4, la direction n’a pas voulu communiquer le dit livre
4. Le Comité de groupe a refusé à l’unanimité cette mascarade et a suspendu la
réunion jusqu’à la communication du dit livre 4. La CGT partie prenante de
cette décision s’en félicite, il était grand temps de remettre les choses dans
l’ordre.
Nous
pensons qu’il faut des CE combatifs pour remettre au centre du débat la
préservation de l’emploi.
Quand
nous disons cela ce n’est pas une simple formule rhétorique, il y va de la
pérennité même de HP en France. Ne
lutter que sur les conséquences du plan sans s’opposer efficacement aux
suppressions d’emplois ne sera pas suffisant pour préserver notre avenir.
Le
rapport de l’expert doit nous éclairer sur la nature de ce plan de destruction,
il doit nous proposer des solutions alternatives aux suppressions d’emplois. A
nous de nous en saisir en remettant les CE au centre du dispositif et en
appelant les salariés à se mobiliser pour soutenir leurs élus.
La
CGT est cohérente depuis le début sur ses objectifs, elle n’a pas oublié
l’engagement de faire baisser à 740 le chiffre de suppression de postes et
qu’il n’y ait aucune désignation.
Lors
des prochaines élections, donnez lui votre voix pour que cet objectif soit
toujours défendu !
Il
est temps de donner les moyens à la CGT d’intervenir efficacement dans les CE
en votant pour ses candidats lors des élections du 4 avril sur HPF.
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SAMEDI 18 MARS : Manifestation nationale pour le retrait du
CPE. Allez y avec vos enfants il en va de leur avenir ! |